Ce texte m'a été envoyé par la
FEPEM. je me suis permis de le commenter (sur fond bleu)
Cet avenant a été rendu applicable
à compter du 30 mai 2003 (parution
au JO du 29 mai)
|
Le texte sur fond
jaune est issu de la Voix de l'employeur, magasine de la
FEPEM du 4è trimestre 2002, que j'ai eu sur leur site web |
ACCORD PARITAIRE SUR LA GARDE PARTAGEE
SIGNE LE 10 OCTOBRE 2002
Depuis plusieurs années se
développe un nouveau mode de garde d’enfants dit « garde partagée ».
La création de ce mode de garde
est due à la diminution brutale de l’AGED et de la
réduction fiscale, d’une part, et à la pénurie
des modes d’accueil, d’autre part.
Ce n'est pas la seule raison. c'est aussi le moyen de donner
un compagnon de jeu à son enfant surtout s'il s'agit
d'un enfant unique.
C'est aussi ne plus être un employeur isolé,
mais 2 employeurs solidaires face à la jungle administrative. |
Qu’est ce que la garde partagée ?
Il s’agit d’une garde
simultanée d’enfants de familles effectuée alternativement
au domicile de l’une et de l’autre par une salariée
unique.
- Un salarié
assurant simultanément la garde des enfants de
2 familles alternativement au domicile de l'une et de
l'autre.
- Le travail et la
responsabilité auprès des enfants des deux
familles employeurs resteront une priorité.
Selon les directives
des parents, le salarié :
- assure le travail
effectif lié à la présence des enfants,
notamment : préparation de leurs repas, entretien
du linge, habillement, toilettes, promenades, trajets,
nettoyage de leurs chambres, salle de bain, cuisine, etc.
- contribue à
l'éveil des enfants.
Il est spécifiquement
dans la nature de cet emploi de faire vivre ensemble et
en harmonie des enfants de familles différentes,
ce qui implique une concertation et une entente des parents."
Cette spécificité
constitue une clause essentielle du contrat.
|
| Mais que vient faire le ménage des chambres,
de la cuisine et l'entretien du linge là dedans ?
demande-t-on à une puericutrice de crèche
de faire le ménage ? de faire le repassage ?
c'est vraiment du n'importe quoi.
Si des parents ont envie d'embaucher une femme de ménage
c'est leur droit.
Si c'est la même personne, pourquoi pas, à
condition de le préciser dans le contrat et de le
rémunérer comme tel.
Mais chaque parent devrait être libre de fixer les
tâches confiées à leur salariée,et
donc d'en déduire les heures de travail effectif/présence
reponsable qui s'y rapporte.
Il ne faut pas se leurrer. Il est difficile pour un salarié
"normal" de travailler de manière efficace 10h/ jour
d'affilées. C'est inhumain... Permettre à
la salariée un break (légalement, c'est même
20 minutes de pause toutes les 6 heures) pendant la sieste
lui est salutaire et cela justifie pleinement le fait d'avoir
3h de présence responsable sur une journée.
Les parents vont être tentés de par la disparition
des heures de présences responsables d'en demander
encore plus à leur salariée ce qui va causé
des démissions, de l'absentéisme, des arrêts
maladie.
Est-ce réellement comme cela qu'on veut attirer du
monde vers cette profession ?? |
Pourquoi un cadre conventionnel ?
De nombreuses difficultés, des conflits sont
apparus dus notamment :
-
au nombre de familles,
-
au nombre d’enfants
gardés,
-
à la difficulté
d’établir les contrats, de gérer les liens entre
ces contrats,
| l'avenant ne résoud en rien ce problème...à
part la notion de "modification substancielle" en cas de
déménagement d'une famille.. et encore....
l'impossibilité pour les parents d'embaucher la nounou
à temps plein pour des raisons financières
suffisait.
Cela ne résoud qu'un seul cas. celui d'une famille
qui se sépare de sa nounou suite au départ
de sa co-famille pour intégrer une garde partagée
avec une 3è famille qui a déjà une
nounou.
Mais l'avenant ne change rien puisque les familles sont
obligées d'embaucher désormais 2 salariés
pour assurer 50h de garde/ semaine... donc C'est un marché
de dupe |
-
à la responsabilité
de chaque famille envers les enfants des autres familles lors de
la garde à son domicile,
-
au respect du domicile
privé,
-
de l’harmonisation
des conditions de travail : prise des congés, indemnités
de congés, contraintes professionnelles des différentes
familles, consignes éducatives…
-
des conséquences
par exemple de la rupture d’un contrat sur la poursuite des
autres,
Là encore, l'avenant ne résoud pas grand chose
sauf si les 2 familles ont l'intention de rompre, mais cela
veut dire que la 2è famille doit retrouver une solution
de garde...
donc ce n'est pas réellement une solution surtout que
cela va se traduire pour elle par une nouvelle visite médicale
à payer, et des congés payés à
solder d'un coté et à payer à la nouvelle
nounou en indemnité car elle n'aura pas acquis de congés
!! |
-
à la solidarité
de fait des familles invoquée par l’URSSAF pour réclamer
aux autres les cotisations dues par l’une d’entre elles,
-
au volume d’heures
effectuées.
Dès 1998, les partenaires sociaux ont sollicité
les différents Ministères concernés pour essayer
de trouver une solution juridique qui assure la pérennité
de ce mode de garde.
Un groupe de travail aurait dû se créer.
Confrontés à une montée en puissance
des conflits et à une précarisation de ce mode de
garde, les partenaires sociaux ont décidé de réfléchir
à la création d’un cadre conventionnel.
Une volonté commune : trouver une solution
qui réponde aux attentes des parents employeurs en assurant
aux salariés des conditions de travail décentes et
qui permette de faire vivre ensemble et en harmonie
des enfants de familles différentes.
Qu’apporte
l’accord signé le 10 octobre 2002 ?
Il témoigne de la volonté de maintenir
la pérennité d’un mode d’accueil individuel
répondant à des besoins exprimés par des familles.
Il va dans le sens de la politique de professionnalisation
menée par la branche professionnelle, laquelle n’a
de sens que si elle est accompagnée d’une politique
familiale de solvabilisation des pouvoirs publics. C’est sur
ce point que porte toute l’action de la FEPEM et dont tout
parent employeur doit se faire l’écho.
1. Préserver le caractère individuel de
ce mode d’accueil : limiter la garde partagée
à deux familles.
La garde partagée est un mode d’accueil
individuel. Il ne doit pas s’apparenter à un mode
de garde collectif telle que la crèche familiale, par exemple,
dont les conditions de fonctionnement sont rigoureusement normées.
en vertu de quoi interdire la garde partagée entre
3 familles ??? notamment dans le cas ou 2 familles ont
commencé, les enfants grandissent, un petit frère
arrive dans l'une des 2 familles, on en trouve une 3è
pour que le bébé ne soit pas gardé seul,
et l'on continue d'aller chercher les 2 grands à l'école..
cela semble très naturel mais interdit par cet avenant.
au nom de quoi ???
surtout que cela permet à la salariée d'acquérir
une ancienneté (avec les avantages qui s'y rapportent
en matière de minima conventionnel) |
2. Professionnaliser l’emploi : l’inscrire
dans la CCN des salariés du particulier employeur
L’emploi est défini dans la convention
collective nationale modifiée en conséquence. Il est
inscrit dans la grille de classification aux mêmes
niveaux que l’employé familial auprès d’enfants.
(articles 2 et 4 de la convention collective des salariés
du particulier employeur).
Quelles
règles spécifiques deviendront applicables ?
Contrat de
travail écrit
Il est prévu
d’établir un contrat de travail écrit. Une clause devra préciser le lien avec l’autre famille
employeur (article 7). Celle-ci est destinée à informer
chaque famille des obligations qui lui incombe :
-
responsabilité
par rapport aux enfants de l’autre famille,
Le problème de l'assurance reste entier.
Nombreuse sont les compagnies qui préviennent les parents
que si le copain cause des dégat dans l'appartement,
l'assurance ne pourra jouer puisque l'enfant est sous la responsabilité
de la nounou qui elle-même est sous la responsabilité
de l'employeur donc le parent.
et l'Avenant de la FEPEM n'y change RIEN à moins
que la FEPEM devienne un assureur pour couvrir ce cas,
ce qui là serait un réel plus. |
-
répartition
du coût,
-
etc.
Rupture du contrat
En cas de rupture
du contrat (articles 11 et 12 de la CCN des salariés du particulier
employeur) avec l’une des familles (licenciement ou démission),
l’autre famille doit pouvoir bénéficier
d’une marge de manœuvre lui permettant soit de poursuivre
le contrat, soit de le rompre sans risquer de se voir pénaliser
pour licenciement abusif. C’est pourquoi il est fait référence
à la modification substantielle entraînée par
la rupture de l’un sur l’autre contrat.
| Ce mode de garde nécessite,
pour tenir compte de sa spécificité, d’établir
deux contrats de travail :
Contrat de travail (art.7
CCN des salariés du particulier employeur)
Un contrat de travail écrit est établi avec
le salarié par chaque famille employeur. Il inclut
une clause identique précisant le lien avec l'autre
famille employeur.
Rupture du contrat de travail
(art. 11 & 12 CCN des salariés du particulier
employeur) La rupture de l'un des contrats de travail entraîne
une modification substantielle de l'autre contrat. |
| En cas de changement de famille en cours
de route (ce qui arrive bien plus fréquemment que
l’on ne le pense, une nouvelle grossesse, un déménagement….
(Autant de chose très fréquente dans la tranche
d’age dans laquelle se situent les parents) le problème
concerne la durée du préavis quand l’ancienneté
est différente. L'avenant n'a pas tranché.
Il ne prévoit pas plus la simultanéité
de la procédure (ie un seul entretien avec les 2
familles, 1 seule lettre de licenciement..)
Quand ca arrange la salariée, les contrats sont liés
(durée du travail, heures supplémentaires
majorées, médecine du travail...), mais
quand cela arrange le parent-employeur, la FEPEM a bel et
bien oublié de lier les 2 contrats . |
un autre conséquence de ce lien "oublié" :
la démission de la salariée de l’un
des contrat n' entraîne PAS la démission de l’autre
contrat.
On se retrouve avec un autre effet pervers : la salariée
démissionne d’un contrat, est licenciée
de l’autre, et se retrouve à avoir droit aux
Assedic ce qui est un comble ! |
Quand une famille rompt le contrat, il est dit que l’autre
famille peut le rompre puisque cela constitue un élément
essentiel du contrat. Mais cela a un effet pervers : la
salariée n’a alors AUCUN intérêt
à accepter une nouvelle famille en remplacement
de la première puisqu’elle aura droit de toute
façon aux indemnités Assedic du simple fait
du départ de la première famille. Il aurait
donc fallu prévoir ce cas là et l’assimilation
à un abandon de poste si la salariée refuse
le contrat avec une famille de remplacement ayant des conditions
similaires à la famille qu’elle remplace.
Le PARE, et la non-dégressivité des allocations,
a déjà eu des effet suffisamment pervers avec
les nounous abandonnant leur poste au bout de 4 mois puisque
4 mois suffisent à ouvrir des droit aux Assedic sans
dégressivité pendant 7 mois au moins, ces personnes
cherchant ensuite à se replacer en « travail
au noir » |
La logique voudrait que l'on favorise le choix
d'accepter le "reclassement" de la salariée vers cette
nouvelle famille et non favoriser le fait que la salariée
aille aux assedic toucher ses allocs non dégressives..
Comment envisager une certaine continuité affective
pour les enfants dans de telle condition, car c'est bien d'enfant
dont il s'agit, ce que l'on voit assez peu paraître
dans cet avenant, et qui plus est d'enfants en bas âge,
sujets aux angoisses de la séparation. |
- Durée du travail (Article
15 de la CCN des salariés du particulier employeur)
La présence
responsable a été supprimée.
La durée
du travail s’entend du total des heures effectuées
au domicile de l’une et de l’autre famille.
Toutes ces
heures ont le caractère de travail effectif.
| Durée du travail (art. 15 CCN des salariés
du particulier employeur) La durée du travail s'entend
du total des heures effectuées au domicile de l'une
et de l'autre famille. Toutes ces heures ont le caractère
de travail effectif. |
| cet avenant prévoit l’impossibilité
d’avoir des heures de présence responsable
lorsque 2 enfants de 2 familles différentes sont
gardés au domicile de l’une d’elle alors
que
a. ceci est possible dans le cas d’une garde simple
(cas d’une maman de jumeaux par exemple)
b. le temps du repas de midi ou la salariée mange
et le temps de la sieste est clairement de la présence
responsable d’après la définition
de la convention collective (temps consacrée à
elle-même avec nécessité d’intervenir
au cas où)
|
| les parents confient leur enfant le plus souvent 10h/
jour (voir à ce sujet les 10h prévues au code
du travail pour la garde chez une assistante maternelle)
et ce 5 jours par semaine.
a. L’impossibilité d’avoir des heures
de présence responsable conduit à un cumul
des 2 contrats qui fait 50h/ semaine ce que le code du
travail interdit (limite à 48h)
b. Ces 25h/ contrat : 5h au delà des 20 doivent
être payé en heure supplémentaire.
c. Le surcoût lié à ces heures en
plus à payer par jour voire le cas échéant
à l’éventuel surcoût lié
à la majoration de 25% et 50% rend ce mode de garde
trop onéreux pour beaucoup de parents (surcoût
de l’ordre de 100 €/ mois minimum, voir plus
loin) ce qui va avoir une influence non négligeable
sur le développement du travail au noir,voire à
la rupture de contrat alors même que ce mode de
garde a été créé PAR
LES PARENTS pour éviter le travail non déclaré
|
Comment
la FEPEM aurait-elle pu cautionner le maintien de la présence
responsable alors que deux enfants, au moins, d’âge
souvent très proche, sont confiés à la salariée ?
Comment
des parents employeurs, bénéficiaires de la mise en
place des 35 heures dans leur entreprise, pourraient accepter de
faire travailler un seul salarié 50 heures en le payant 40 ?
| il faudrait quand même que la FEPEM se réveille
: les parents qui "sont au 35h" ce n'est pas la majorité.
Quand ils sont cadres, beaucoup se sont vu imposer des forfaits
jour qui les font travailler largement plus de 8h/ jour pour
une dizaine de jours de RTT... quand ce n'est pas des heures
supplémentaire payées (et non récupérées
comme semble le croire la FEPEM avec son allusion au jours
de RTT) et majorées de 10% (et non 25 et 50% comme
se sera le cas de la nounou) |
Comment
maintenir dans ce cadre la présence responsable et affirmer
que ces emplois sont de vrais emplois ? Comment imaginer qu’ils
vont attirer des candidats ? Comment ne pas risquer d’aggraver
la pénurie ?
| C'est sur que désormais avec des parents qui
vont embaucher 2 salariées (une pendant 20h l'autre
pendant 30h, pour éviter de payer des heures supplémentaires
et la médecine du travail), cela va juste réussir
à diminuer le salaire de la nounou qui avant était
payée 40 ou 45h, à 30h, et à amplifier
le nombre de parents cotisant sur la base forfaitaire pour diminuer le coût.
la FEPEM aurait bien plus été inspirée
en rendant obligatoire des tickets restaurant avec une
participation patronale de 60% (comme cela est possible
légalement d'après une réponse du ministère
des finances). Ce supplément aurait été
net d'impot pour la salariée, net de charges pour
les parents, et aurait été un réel
plus pour la salariée. On aurait pu envisager un
ticket restaurant de 7€ financé à concurrence
de 4.2 € par les parents et 1.8 € par la salariée.
Cela aurait couté aux parents un supplément
de 77 €/ mois environ soit 2 fois moins que ce que
va provoqué l'avenant
cela aurait rapporté à la salarié 77€/
mois net d'impot, l'avenant actuel procure
un supplément de revenu d'environ 100 €
soumis à impôt |
Toutes ces
raisons ont motivé la FEPEM pour accepter la suppression
de la présence responsable dans cet univers encadré.
Consciente
des difficultés rencontrées par les familles, la FEPEM
a négocié pour préserver leurs intérêts,
assurer des conditions décentes de travail à la salariée
et préserver ainsi la pérennité
de ce mode de garde
Le supplément par mois et par famille est
estimé, pour les cas les plus courants, de 80 à 95
euros, hors AGED et réduction fiscale.
- cas d'une famille bénéficiant
de l'AGED à 75% (revenus annuels imposable <
48 240 €) +114 €/
mois
|
- avec 1 enfant : impôt inférieur à
3 597 €,
soit un coût mensuel pour une famille
qui paie 3300 € d'impôt bénéficiant
de l'AGED à 75%
salaire versé à la garde 536.53€
/mois pour 97.87h/mois
charges payées à l'URSSAF 326€ /trimestre
(AGED à 75%)
réduction d'impôt - 3300€ /an
La garde de vos enfants vous revient alors à 370.2€/mois
et désormais
salaire versée à la garde 629.53€ /mois
pour 115.28h/mois (40h + 8h à 25% + 2h à 50%)
(+93€/ mois pour la
nounou)
charges payées à l'URSSAF 388€ /trimestre
(AGED à 75%)
réduction d'impôt - 3300€ /an
La garde de vos enfants vous revient alors à 483.86€
soit +114 €/ mois |
- avec 2 enfants à charge (et non gardés):
impôt inférieur à 2 930 €
salaire versée à la garde
536.53€ /mois pour 97.87h/mois
charges payées à l'URSSAF 326€ /trimestre
(AGED à 75%)
réduction d'impôt - 2930€ /an
La garde de vos enfants vous revient alors à 401.03€/mois
et désormais
salaire versé à la garde 629.53€ /mois
pour 115.28h/mois (+93€/
mois pour la nounou)
charges payées à l'URSSAF 388€ /trimestre
(AGED à 75%)
réduction d'impôt - 2930€ /an
La garde de vos enfants vous revient alors à 514.70€
soit +114 €/
mois |
- cas d'une famille bénéficiant de l'AGED
à 50% (revenus annuels imposable >52 250€
avec 1 enfant, 61 500€ avec 2 enfants) donc des
impôts sur le revenus supérieurs à
5 000 €
salaire versé à la garde 536.53€
/mois pour 97.87h/mois
charges payées à l'URSSAF 652€ /trimestre
(AGED à 50%)
réduction d'impôt - 4523€ /an
La garde de vos enfants vous revient alors à 376.95€
et désormais
salaire versée à la garde 629.53.86€ /mois
pour 115.28h/mois (+93€/
mois pour la nounou)
charges payées à l'URSSAF 777€ /trimestre
(AGED à 50%)
réduction d'impôt - 5000€ /an
La garde de vos enfants vous revient alors à 471.86€
soit+95 €/mois |
Congés payés
Le droit à congés payés démarre à
partir de la conclusion du contrat. Bien des litiges sont nés,
et bien des contrats ont été rompus, parce que les
contrats liant la salariée aux différentes familles
n’ont pas été conclus en même temps et
n’ouvraient donc pas les mêmes droits.
Cette clause permettra aux différentes parties de réfléchir
à la prise de congés au moment de la conclusion du
contrat et évitera ainsi de voir un litige se créer
au moment des vacances.
Congés payés (art. 16 CCN des salariés
du particulier employeur)
La date des congés payés est fixée par
les deux employeurs d'un commun accord, de telle sorte que
le salarié bénéficie d'un congé
légal réel. |
Rémunération
Une fois encore, il s’avère préférable
de définir les modalités de prise en charge de la
rémunération par chacune des famille avant la conclusion
du contrat plutôt que de vivre des situations désagréables
au moment de rémunérer la salariée.
| Rémunération (art. 20 CCN des salariés
du particulier employeur) Chaque famille rémunère
les heures effectuées à son domicile, selon
les modalités définies au contrat de travail.
|
Médécine du travail
Cette clause ne vise pas à rappeler l’obligation
de faire passer une visite médicale à la salariée,
ce qui semble indispensable par rapport à la sécurité
des enfants, mais à permettre de prévoir dès
la conclusion du contrat comment les familles s’en répartiront
la charge.
Médecine du travail (art. 22 CCN des salariés
du particulier employeur)
Si la durée du travail globale équivaut à
un temps plein, la médecine du travail est obligatoire,
à la charge des deux employeurs. |
| le changement d’une des famille implique-t-il une
nouvelle (et coûteuse) visite ? |
Application des ces dispositions
Les dispositions de cet accord seront applicables
un jour franc après la parution au Journal officiel de l’arrêté
d’extension.
Différentes pistes
sont à étudier par les parents employeurs de garde
partagée pour amliorer leur solvabilité :
1.
Pour les parents
qui bénéficient de la RTT, il est important de regarder
comment peut s’articuler leurs récupérations
avec le calendrier annuel d’occupation de la salariée,
pour définir une moyenne hebdomadaire puis une rémunération
mensuelle de base.
En effet, l’article 15 b) au paragraphe 2 (Horaires
irréguliers) précise que : « Si l’horaire
est irrégulier, la majoration pour heures supplémentaires
est applicable lorsque le nombre d’heures de travail effectif
dépasse une moyenne de 40 heures hebdomadaires
calculée sur un trimestre.
En cas d’horaires irréguliers, l’amplitude
hebdomadaire va de 0 à 48 heures. »
| il faudrait bien se rendre compte que tout le monde
n'a pas des jours de RTT.
ensuite il serait rarissime que les 2 familles aient les
même modalités d'application.
On explique donc à des parents qu'ils doivent passer
leur peu de temps libre à garder les enfants des
autres plutôt que de profiter des leurs !!!
conséquence :
- la nounou devra travailler quand même pour l'une
des 2 familles, donc cela ne résoud pas le problème
des heures
- ou alors, les familles "se garder les enfant entre
elle". un peu comme pour une crèche parentale,
c'est les parents qui gardent à tour de rôle
les enfants. Vous avez parlé de professionnalisation
????
Pourquoi ne pas aller plus loin dans l'absurde : 4 parents
x5 semaines de vacances, personne ne prends des vacances
en famille, et on "se gardent" les enfants 20 semaines
par an ainsi !!
où est l'intérêt des salairés
?
les problèmes d'assurance ?
si les 4 parents passent à 4/5è, on obtient
là encore 4 jours / semaine (si les jours libérés
sont bien placés), associés aux congés
payés, les parents n'ont plus besoin de nounou
!!
- On met les enfants en haltes garderies. Mais cela suppose
là encore que la nounou ne communique pas le numéro
de téléphone pour être jointe en cas
de problème, sinon les parents devront à
nouveau la payer en heures de travail effectifs. Evidemment,
encore faut-il qu'une halte garderie soit disponible,
accessible aux 2 enfants (pas forcément vrai pour
des raisons de sectorisation) à proximité
de chacune des familles
|
2.
L’ entreprise dans laquelle travaillent les
parents employeurs peut leur attribuer une aide financière.
| la encore la FEPEM rêve ! la garde à domicile
est considérée comme un privillège,
un luxe. Les aides quand elles existent concerne majoritairement
les assistantes maternelles et les crèches, d'ailleurs
l'AFEAMA est bien plus généreuse que l'AGED+
la réduction d'impot pour les familles qui ne bénéficient
que de l'AGED à 75% |
Circulaire DE/DSS N°96/25 et DE/DAS N°96/509
du 6 Août 1996.
Le montant maximum de l’aide financière
est de 1829 euros (12000 F) par an et par bénéficiaire
pour ouvrir droit à exonération des cotisations de
sécurité sociale et de la taxe sur les salaires.
Elle peut s’exercer que l’entreprise
soit dotée d’un comité d’entreprise ou
non.
3.
Chacune des familles
pourra bénéficier de l’AGED
à condition que la garde s’effectue alternativement
au domicile de l’une et de l’autre.
| il ne faut pas oublier que l'AGED est fortement
réduite si un des parents bénéficie de
l'APE à taux partiel et que tout le monde ne bénéficie
pas de la réduction d'impôt |
4.
Certains départements,
certaines communes accordent une aide financière
complémentaire à l’AGED aux familles qui
utilisent un mode d’accueil individuel.
Si tel n’est pas le cas dans votre commune
ou département, la FEPEM vous invite à vous regrouper
en association de parents employeurs. Elle vous accompagnera ensuite
dans une démarche incitative et de partenariat à mener
avec les collectivités territoriales et la CAF.
| Une petite enquète sur le site de magicmaman
laisse assez peu d'espoir concernant ce type d'AMGED (Aide Municipale
à la Garde d'Enfant à Domicile) fortement connoté
politquement parlant. |
Préserver la pérennité
de ce mode de garde en défendant
les intérêts des parents employeurs tout en assurant
des conditions de travail décentes à la salariée,
tels étaient les objectifs de cet accord. La FEPEM a conscience
que certaines familles ont besoin que leurs enfants soient gardés
pendant une amplitude journalière importante qu’il
leur faut aménager avec éventuellement le recrutement
de deux salariés.
Mais :
-
seules des
conditions de travail attractives pourront permettre de diminuer
la pénurie d’offres dont tout le monde souffre.
-
seule une
nouvelle politique de solvabilisation accrue des modes de garde
individuelle permettra de donner satisfaction aux parents. C’est
cette position que nous défendons au sein des groupes de
travail mis en place par Christian JACOB.