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Voici un extrait du mensuel Allaiter Aujourd'hui N. 39 (mensuel édité par La Letché Ligue) qui fait le point sur les dispositions françaises en la matière : A la suite de notre appel (AA n°36) pour connaître les dispositions plus favorables que le Code du travail en ce qui concerne les femmes allaitantes, le mari d'une de nos lectrices, qui est aussi inspecteur du travail, a fait une recherche systématique dans les conventions collectives. Qu'il soit ici remercié pour cet énorme travail, qui sera à coup sûr utile à bien des mères et leurs bébés. PS. Notons au passage que dans tous ces textes, un allaitement d'un an paraît tout à fait normal... Le Code du travail français prévoit différentes dispositions, anciennes pour la plupart, destinées à faciliter l'allaitement par les mères qui ont repris leur emploi à l'issue du congé de maternité. Les unes tiennent aux locaux de travail, les autres à l'aménagement du temps de travail des salariés allaitantes. Les locaux Concernant les locaux de travail, l'art. L 224-3 du Code pose le principe général selon lequel 'la mère peut toujours allaiter son enfant dans l'établissement' ; le local destiné à cet effet doit être séparé de tout local de travail, avoir un point d'eau à proximité, être propre, pourvu de sièges convenant à l'allaitement, être correctement chauffé. De plus, l'art. 224-4 prévoit que les entreprises qui emploient plus de cent femmes peuvent être contraintes d'installer des chambres d'allaitement ; pas moins de 20 articles du Code décrivent dans le menu l'aménagement et l'équipement de ces chambres d'allaitement, mais cette disposition quelque peu désuète n'est quasiment plus appliquée. En revanche, 'les femmes enceintes et les mères allaitant leurs enfants doivent avoir la possibilité de se reposer en position allongée, dans des conditions appropriées' (art. R 232-10-3, issu du décret du 31 mars 1992) : cette règle plus récente est très intéressante, car fort utile et d'application beaucoup plus large, puisqu'elle concerne toute entreprise quel que soit l'effectif, et profite à toute salariée qui déclare allaiter, et non pas seulement à l'allaitement sur le lieu de travail qui est tout de même plus rare. Faute de respecter ces dispositions, l'employeur s'expose à des sanctions pénales : râlez si on vous refusé le bénéfice de ces droits et, en cas de problème, parlez-en à votre inspecteur du travail ! Les pauses d'allaitement Le temps d'allaitement pendant le travail est prévu par le Code pour tout type d'entreprise et quel que soit l'effectif : pendant un an à compter de la naissance, les mères allaitant leur enfant disposent à cet effet d'une heure par jour durant les heures de travail, à raison de 30 mn le matin et 30 mn l'après-midi. Le moment de cette pause est déterminé en accord avec l'employeur et, à défaut d'accord, placé au milieu de chaque journée de travail. Dans le silence des textes, il faut admettre que cette pause spécifique n'est pas rémunérée. Toutefois, certaines conventions collectives améliorent le sort de la mère allaitante en prévoyant la rémunération de cette pause, en général sur la base du salaire habituel, comme dans les conventions suivantes : Cette étude ne traite que des conventions collectives nationnales étendues, mais il existe aussi des conventions régionales qui peuvent être plus favorables (ex. métallurgie) ou des conventions nationales non étendues (ex. enseignement supérieur). - Industries du pétrole (brochure J.O. n'
3001), art. 514, D'autres conventions prévoient le paiement de ces heures non plus au
salaire réellement perçu, mais sur la base de la rémunération minimale
garantie du poste occupé par l'intéressée : Une seule convention à notre connaissance prévoit un temps d'allaitement
supérieur à la loi : Toutes ces dispositions peuvent être améliorées par accord d'entreprise. Le congé allaitement De plus, certaines conventions collectives prévoient au bénéfice des mères allaitantes la possibilité de bénéficier d'un congé d'allaitement non rémunéré, disposition distincte du congé parental d'éducation prévu par la loi, de sorte que la salariée peut reprendre son emploi dès le sevrage (des modalités particulières d'information et de délais peuvent être prévues par les textes conventionnels). Pour bénéficier de ces congés, il faut en général avoir au moins un an d'ancienneté. Un congé d'un an maximum est ainsi prévu dans les conventions suivantes
: Dans certaines conventions collectives, la durée maximale du congé
est plus courte : Ce congé est toujours sans solde. A ma connaissance,
Dans le cas des fonctionnaires, cette pause n'est pas un droit, lisez la circulaire qui défini la chose... |
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