Article L212-4-2
(Loi n° 81-64 du 28 janvier 1981 art.
2 Journal Officiel du 29 janvier 1981)
(Ordonnance n° 82-271 du 26 mars 1982 Journal Officiel du 28 mars 1982)
(Ordonnance n° 82-271 du 26 mars 1982 art. 2 Journal Officiel du 28
mars 1982)
(Loi n° 91-1 du 3 janvier 1991 art. 18 I Journal Officiel du 5 janvier
1991)
(Loi n° 93-1313 du 20 décembre 1993 art. 43 I Journal Officiel du 21
décembre 1993 rectificatif JORF du 2 février 1994)
(Loi n° 2000-37 du 19 janvier 2000 art. 12 II Journal Officiel du 20
janvier 2000 en vigueur le 1er février 2000)
Dans les entreprises, professions et organismes mentionnés à l'article
L. 212-4-1, des horaires de travail à temps partiel peuvent être pratiqués
sur la base d'une convention collective ou d'un accord de branche étendu
ou d'une convention ou d'un accord d'entreprise ou d'établissement.
En l'absence d'accord, ils peuvent être pratiqués après avis du comité
d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel.
Cet avis est transmis dans un délai de quinze jours à l'inspecteur du
travail. En l'absence de représentation du personnel, les horaires de
travail à temps partiel peuvent être pratiqués à l'initiative du chef
d'entreprise ou à la demande des salariés après information de
l'inspecteur du travail.
Sont considérés comme salariés à temps partiel les salariés dont
la durée du travail est inférieure :
- à la durée légale du travail ou, lorsque ces durées sont inférieures
à la durée légale, à la durée du travail fixée conventionnellement pour
la branche ou l'entreprise ou aux durées du travail applicables dans l'établissement
;
- à la durée mensuelle résultant de l'application, sur cette période,
de la durée légale du travail ou, si elles sont inférieures, de la durée
du travail fixée conventionnellement pour la branche ou l'entreprise ou
des durées du travail applicables dans l'établissement ;
- à la durée de travail annuelle résultant de l'application sur cette
période de la durée légale du travail ou, si elles sont inférieures, de
la durée du travail fixée conventionnellement pour la branche ou l'entreprise
ou des durées du travail applicables dans l'établissement, diminuée des
heures correspondant aux jours de congés légaux et aux jours fériés mentionnés
à l'article L. 222-1.
Article L212-4-3
(Loi n° 81-64 du 28 janvier 1981 art.
2 Journal Officiel du 29 janvier 1981)
(Ordonnance n° 82-271 du 26 mars 1982 Journal Officiel du 28 mars 1982)
(Ordonnance n° 82-271 du 26 mars 1982 art. 3 Journal Officiel du 28
mars 1982)
(Ordonnance n° 86-948 du 11 août 1986 art. 8 1° Journal Officiel du
12 aôut 1986)
(Loi n° 92-1446 du 31 décembre 1992 art. 1 Journal Officiel du 1er janvier
1993)
(Loi n° 93-1313 du 20 décembre 1993 art. 43 II Journal Officiel du 21
décembre 1993)
(Loi n° 95-116 du 4 février 1995 art. 76 Journal Officiel du 5 février
1995)
(Loi n° 98-461 du 13 juin 1998 art. 10 Journal Officiel du 14 juin 1998)
(Loi n° 2000-37 du 19 janvier 2000 art. 12 III Journal Officiel du 20
janvier 2000 en vigueur le 1er février 2000)
Le contrat de travail des salariés à temps partiel est un contrat
écrit. Il mentionne la qualification du salarié, les éléments de
la rémunération, la durée hebdomadaire ou, le cas échéant,
mensuelle prévue et, sauf pour les salariés des associations d'aide
à domicile, la répartition de la durée du travail entre les jours de
la semaine ou les semaines du mois.
Il définit en outre les cas dans lesquels une modification éventuelle
de cette répartition peut intervenir ainsi que la nature de cette
modification. Toute modification doit être notifiée au salarié
sept jours au moins avant la date à laquelle elle doit avoir lieu.
Le contrat de travail détermine également les modalités selon lesquelles
les horaires de travail pour chaque journée travaillée sont communiqués
par écrit au salarié.
Le contrat de travail précise par ailleurs les limites dans lesquelles
peuvent être effectuées des heures complémentaires au-delà de la
durée de travail fixée par le contrat. Le nombre d'heures complémentaires
effectuées par un salarié à temps partiel au cours d'une même semaine
ou d'un même mois ne peut être supérieur au dixième de la durée
hebdomadaire ou mensuelle de travail prévue dans son contrat. Les heures
complémentaires ne peuvent avoir pour effet de porter la durée du travail
effectuée par un salarié au niveau de la durée légale du travail ou à
la durée fixée conventionnellement.
Le refus d'effectuer les heures complémentaires proposées par l'employeur
au-delà des limites fixées par le contrat ne constitue pas une faute
ou un motif de licenciement. Il en est de même, à l'intérieur de ces
limites, lorsque le salarié est informé moins de trois jours avant
la date à laquelle les heures complémentaires sont prévues.
Lorsque l'employeur demande au salarié de changer la répartition de
sa durée du travail, alors que le contrat de travail n'a pas prévu
les cas et la nature de telles modifications, le refus du salarié d'accepter
ce changement ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement.
Lorsque l'employeur demande au salarié de changer la répartition de sa
durée du travail dans un des cas et selon les modalités préalablement
définis dans le contrat de travail, le refus du salarié d'accepter ce
changement ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement dès
lors que ce changement n'est pas compatible avec des obligations familiales
impérieuses, avec le suivi d'un enseignement scolaire ou supérieur,
avec une période d'activité fixée chez un autre employeur ou avec une
activité professionnelle non salariée.
Il en va de même en cas de changement des horaires de travail au sein
de chaque journée travaillée qui figurent dans le document devant être
transmis au salarié en vertu du premier alinéa. Lorsque, pendant une période
de douze semaines consécutives ou pendant douze semaines au cours d'une
période de quinze semaines, l'horaire moyen réellement effectué par un
salarié a dépassé de deux heures au moins par semaine, ou de l'équivalent
mensuel de cette durée, l'horaire prévu dans son contrat, celui-ci est
modifié, sous réserve d'un préavis de sept jours et sauf opposition du
salarié intéressé, en ajoutant à l'horaire antérieurement fixé la différence
entre cet horaire et l'horaire moyen réellement effectué.